Ondes électromagnétiques

Résumé au hachoir

  • Il existe des milliers de travaux sur le sujet, malheureusement souvent conflictuels
  • Les effets parfois rapportés restent faibles. La bonne nouvelle, c’est que si les ondes non-ionisantes étaient fortement nocives, on s’en serait déjà aperçu.
  • Electrosensibilité semble être principalement due à un effet nocebo
  • Le problème du conflit d’intérêts est récurrent dans les comités d’évaluation.
  • Dans le doute, les recommandations sont :
     - d'utiliser un kit mains libres quand c’est possible ;
     - d’éviter de faire téléphoner les enfants ;
    - d’éviter d’avoir ces objets électroniques allumés sous l’oreiller ou trop près de la tête de l’enfant
    - d’éteindre ces appareils la nuit quand c’est possible

La recherche sur le sujet a démarré depuis la prolifération des systèmes radars dans les années 1950 pour soutenir le développement de l’aviation militaire et commerciale. Il existe donc des milliers de travaux sur le sujet, et qui sont malheureusement souvent très conflictuels. Le passage en revue de cette littérature n’a donc pas été simple.

J’utilise en général des revues de littérature scientifique ou des rapports officiels pour m’aider, mais ceux-ci aussi se contredisent et sont souvent entachés de conflits d’intérêts. J’ai aussi consulté des sites indépendants tentant de résumer la littérature scientifique, et qui soutiennent un côté ou l’autre du débat comme les Robins des Toits, Priartem, Criirem, PowerWatch ou Microwave News qui sont plutôt pour le principe de précaution, et Bad Science Watch et EMF qui défendent plutôt le statu quo. J’ai essayé de donner ici la vision la plus objective possible du débat, mais j’ai sans doute aussi mes propres biais, et ce n’est pas un sujet si facile ; à lire donc avec humilité, bienveillance, et esprit critique (comme le reste du site d’ailleurs :)).

Quelques notions techniques

Les sources d’ondes électromagnétiques sont aujourd’hui omniprésentes dans les lumières artificielles, le chauffage électrique, les “compteurs communicants” (compteur linky), la radio, la télévision, le téléphone portable, les ordinateurs, les fours micro-ondes, les dispositifs antivols, les radars et bien sur le WiFi. Pour étudier les effets des ondes électromagnétiques, il y a différents facteurs à prendre en compte tels que le type d’onde concerné, l’intensité de la radiation, la durée et le niveau d’exposition. C’est ce dernier point qui est souvent mentionné sous le nom de « Débit d’Absorption Spécifique » (DAS, exprimé en watts par kilo).

Les conséquences possibles sur la santé sont liées à un double effet des ondes électromagnétiques sur les tissus biologiques. Ces ondes peuvent soit chauffer les tissus en agitant les molécules d’eau (l’effet thermique bien connu dans le cas du four micro-onde), soit dérégler le fonctionnement des cellules et du système immunitaire en fragilisant les molécules d’ADN (l’effet biologique bien connu des ondes radioactives).

Il faut aussi distinguer entre les radiations ionisantes (celles qui endommagent l’ADN et qui peuvent donner lieu à des cancers et tuer à forte dose) et les radiations non-ionisantes 1,2 qui n’ont en théorie pas assez d’énergie pour endommager l’ADN mais en ont assez pour chauffer légèrement les tissus. Concernant un éventuel effet thermique, les technologies sont en général conçues pour ne pas chauffer au point de bruler sérieusement. Le débat autour des ondes ne concerne donc que les ondes électromagnétiques dites “non-ionisantes” et leurs effets biologiques possibles.

La figure ci-dessous donne une indication concernant le type d’onde pour différents appareils familiers. Il existe d’autre sites détaillant le niveau d’exposition pour davantage d’appareils (comme celui-ci en anglais). Cet article va donc se focaliser sur l’effet possible des ondes non-ionisantes, ce qui n’est pas une question facile (cf note méthodologique du bas de page).

Emf

Les effets possibles des ondes électromagnétiques sur l’enfant

Cancer et leucémie ?

Depuis de nombreuses années, les champs électromagnétiques, même de fréquence extrêmement basse, ont été suspectés d’être des cancérogènes possibles. L’oncologiste Lennart Hardell et ses collègues sont connus pour avoir publié de nombreuses recherches suggérant que l’utilisation du téléphone portable sur une période de plus de 10 ans pouvait multiplier par deux les risques de développer des tumeurs cérébrales (c’est-à-dire quatre au lieu de deux chances sur 10 000)3–7 et par trois les risques de neurinome de l'acoustique (c’est-à-dire trois au lieu d’une  chance sur 100 000)4,8; en particulier du côté du cerveau exposé au téléphone9. D’autres études épidémiologiques semblent aller dans le même sens et rapportent une augmentation des risques de leucémie infantile, de cancer du cerveau ou de cancer de la glande parotide, sur le long terme10–26. C’est ainsi qu’en 2011, le Centre international de recherche sur le cancer a fini par classer les ondes émises par les téléphones portables en catégorie 2B, c’est-à-dire cancérogènes possibles pour l’homme27–29. Mais pourquoi pas cancérogènes probables (catégorie 2A) ? Ou cancérogènes certaines (catégorie 1) ?

La raison est qu’il existe aussi de nombreuses études épidémiologiques qui n’ont pas trouvé d’effets à l’exposition aux ondes sur ces risques de cancer21,30–46. Une autre revue de littérature scientifique souligne l’hétérogénéité des méthodes, qui utilisent des fréquences ou des durées d’exposition différentes, qui sont parfois observationnelles, parfois expérimentales et qui sont réalisées parfois sur des cultures cellulaires, des animaux de laboratoire ou des humains. Ces méthodes et ces résultats contradictoires ne permettent donc pas de confirmer un lien clair entre l’exposition aux ondes non-ionisantes et les cas de leucémie ou de cancer47,48.

L’ICNIRP (Commission internationale de protection contre les rayonnements non ionisants) conclut que malgré de très nombreuses recherches, il n’y a pas de preuves concluantes quant à de quelconques effets néfastes pour la santé41,49,50. L’Organisation mondiale de la santé a suivi la conclusion de ce rapport51. Le dernier rapport de l’ICNIRP sorti en mai 2020, qui prend en compte la 5G, conclut toujours à l’absence de risques52.

Depuis la classification en catégories 2B des ondes émises par les téléphones portables, d’autres études épidémiologiques ont été réalisées, mais n’ont pas encore permis de trancher. Certaines confirment le potentiel cancérigène des ondes non-ionisantes53–59, alors que d’autres se montrent plus rassurantes en soulignant qu’on ne voit pas encore ni d’augmentations de cas de tumeur malgré une augmentation très claire de l’utilisation des téléphones portables, ni de mécanismes biologiques clairs pouvant être impliqués60–69. Aux États-Unis, la FDA (Food and Drug Administration) et le NTP (National Toxicology Program) concluent également à l’absence de preuves suffisantes concernant de quelconques effets néfastes pour la santé 70.

Et les bébés ou les enfants dans tout ça ? Il convient de souligner que le développement de cette technologie étant récent, la plupart des personnes suivies dans ces études n’ont pas utilisé leur téléphone pendant leur enfance71. Or l’épaisseur du crâne et la tête des enfants étant beaucoup plus petites que celles des adultes, leur débit d’absorption spécifique est beaucoup plus grand: 4,49 W/kg à cinq ans, 3,21 W/kg à 10 ans et 2,93 W/kg chez l’adulte72–74. De plus, leur cerveau étant en plein développement, et les nouvelles technologies étant très changeantes et encore trop récentes, il est très difficile de connaître les effets sur le long terme de l’exposition à ces ondes à un âge précoce75–77. C’est pourquoi il convient de s’intéresser de très près à ces groupes d’âge.

Une étude internationale suivant des enfants et des adolescents âgés de sept à 19 ans ne trouve pas de lien entre le risque de développer un cancer du cerveau et l’utilisation du téléphone69, mais ses résultats ont été critiqués58,59. Une autre grosse étude récente78 qui a suivi 5788 cas de leucémie infantile et 3308 cas de cancer du cerveau montre qu’il y a 1,4 fois plus de chances de développer une leucémie pour les enfants vivant à moins de 50 mètres d’une ligne à haute tension de plus de 200 kV. Il n’y a aucun effet au-delà de 50 mètres, pour les lignes à plus faible tension ou pour les cancers du cerveau. Une autre étude épidémiologique sur les liens entre cancer et téléphone portable chez les enfants, les adolescents et les jeunes adultes de moins de 25 ans est en cours dans 14 pays79.

Enfin, plusieurs études commencent à s’intéresser aux effets des ondes émises par les incubateurs sur les bébés prématurés. Même si leur débit d’absorption spécifique n’a pas encore pu être déterminé clairement, ces nouveau-nés étant particulièrement fragiles, les auteurs de ces études suggèrent plusieurs modifications pour les futurs incubateurs et appellent à plus de recherches pour déterminer une limite d’exposition qui soit garantie sans risque pour cette population qui a été jusqu’ici trop négligée80.

Autres effets ?

De très nombreuses études (trop nombreuses pour être citées ici, voir les revues de littérature scientifique récentes de Kaplan et al. 201672 ; Houston et al. 201647, Pall 201881 ou encore Kim et al. 201982) ont rapporté des effets négatifs sur :

  • les taux de migraine ;
  • les zones du cerveau impliquées dans la mémoire ;
  • l’expression génétique des cellules souches ;
  • la tolérance cellulaire au stress oxydatif ;
  • l’appareil reproducteur mâle ;
  • le fonctionnement cellulaire ;
  • le règlement hormonal ;
  • le fonctionnement neuronal ;
  • la santé psychiatrique.

Des débats commencent aussi à pointer les téléphones portables83 (souvent mis dans la poche84) pour expliquer l’augmentation des cancers colorectaux chez les jeunes adultes. Leur proportion a en effet été multipliée par quatre depuis 1950 (mais rassurons-nous, elle reste toujours inférieure à une personne sur 100 000)85–88.

Dans sa revue de littérature scientifique, Pall (2018)81 souligne la possibilité que les ondes à faible intensité peuvent avoir des effets cumulatifs. Une exposition courte n’aurait alors que très peu d’effet par rapport à une exposition plus longue qui produirait davantage de dégâts81,89. Cela soulèverait trois problèmes :

  • les études ne s’intéressant qu’aux effets à court terme des ondes non-ionisantes n’auraient que peu de chances de trouver des effets et sous-estimeraient alors grandement leurs dommages potentiels sur de plus longues périodes ;
  • les messages minimisant l’impact potentiel de ces ondes entraîneraient les personnes à être de moins en moins prudentes quant à leur exposition, ou avec celle de leurs enfants, augmentant d’autant plus les risques ;
  • si les effets négatifs n’apparaissent que sur le long terme, il sera d’autant plus difficile d’en déterminer la cause certaine.

Dans leur réponse à la revue de Pall (2018), Foster and Moulder (2019)90 soulignent que la plupart des études citées par Pall restent préliminaires, elles ne portent parfois que sur un faible échantillon de personnes, elles ne sont pas toujours des expériences randomisées contrôlées, les effets trouvés sont relativement faibles et elles restent en général difficiles à interpréter. Et surtout, certaines de ces études n’ont pas été répliquées.

Concernant les effets sur la santé mentale, l’utilisation excessive du téléphone portable a par exemple souvent été associée à des migraines, des problèmes de concentration, de fatigue et des problèmes de sommeil. Toutefois, il est difficile de savoir si ce sont les ondes qui en sont responsables ou si c’est, par exemple, le temps passé enfermé, assis, devant des écrans.91.

Il faut souligner également que des études ont même rapporté des effets bénéfiques de certaines ondes radio sur la survie des neurones et leur densité92,93, ou sur les risques de développer Alzheimer94.

La question des conflits d’intérêts

C’est une question importante, car plusieurs travaux rapportent que les études exclusivement financées par les industriels ont significativement plus tendance à avoir des conclusions qui vont dans le sens de leurs intérêts95–102. Les revues de littérature scientifique provenant de chercheurs indépendants appellent plus souvent au principe de précaution27,81,95,103. Par ailleurs, certains scientifiques impliqués dans des études financées par le secteur privé ont parfois explicitement accusé les industriels de biaiser, ou d’empêcher, les publications gênantes104,105.

On sait aussi que la manière plus ou moins consciente dont les conflits d’intérêts se manifestent, et la diversité des formes qu’ils peuvent prendre, les rendent assez difficiles à mesurer et à contrôler106,107 (ce sujet est trop vaste et mériterait un livre entier ! Il se trouve qu’il en existe plusieurs, je vous laisse chercher).

Le fait que les normes réglementaires d’émission proposées par l’OMS suivent de très près celles de l’ICNIRP a ravivé la question du conflit d’intérêts108–110. En effet, plusieurs membres de l’ICNIRP sont connus pour avoir travaillé de près ou de loin pour les opérateurs ou les fabricants de téléphones. Il est étonnant que l’Organisation mondiale de la santé continue à déléguer sa responsabilité sur ces questions à cette organisation privée et controversée. Un groupe de journalistes d’investigation, connu sous le nom d’« Investigate Europe », parle même d’un cartel composé de 14 scientifiques et d’une dizaine de soutiens qui défendent les intérêts des industriels en écrivant des revues de littérature scientifique biaisées en leur faveur111,112.

Ce n’est malheureusement pas tout, le Comité scientifique des risques sanitaires émergents et nouveaux (CSRSEN, 2015), l'un des comités scientifiques indépendants mis en place par la Commission européenne pour la conseiller, a aussi été pointé du doigt113, ainsi que l'Autorité suédoise de sûreté radiologique100,114, le Groupe consultatif indépendant sur le rayonnement non ionisant au Royaume-Uni (AGNIR)115, ou encore le Comité interagences sur les effets des champs non ionisants sur la santé en Nouvelle-Zélande116. En France, l'indépendance des experts de l’Afsset (Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail) a été fortement critiquée en 2006 par l’Inspection générale des affaires sociales, et l'Inspection générale de l'environnement117,118. Le problème du conflit d’intérêts est ainsi devenu récurrent dans les comités chargés d’évaluer les dangers des ondes électromagnétiques. Leurs rapports sont souvent accusés d’oublier certaines études, de biaiser leurs conclusions ou encore de faire de fausses déclarations115,119,120.

L'Observatoire de l'Europe industrielle (Corporate Europe Observatory) a en parallèle révélé que l’industrie agro-alimentaire payait des scientifiques pour faire partie des différents comités d’expertise, pour se prononcer en faveur de leurs produits, et pour minimiser les recherches qui démontrent leur nocivité121 (leur rapport en français : https://corporateeurope.org/sites/default/files/conflits_indigestes_0.pdf; et la courte vidéo qui le résume ici : https://vimeo.com/33337250). Au vu des sommes d’argent en jeu, il n’y a aucune raison de penser que des compagnies aussi puissantes que celles liées à la télécommunication ou au réseau électrique n’utilisent pas les mêmes méthodes et n’aient pas contribué aux positions des institutions précédemment mentionnées.

Ces débats ne sont toujours pas résolus aujourd’hui. Par exemple, un article récent détaillant l’histoire des conflits d’intérêts et des ingérences politiques sur ce sujet a récemment été publié, puis retiré, par la revue Magnetochemistry116. Les raisons données par la revue n’étant pas transparentes, l’auteur l’accuse explicitement d’avoir été victime de l’ingérence politique documentée dans son article105.

Comme si ce n’était pas assez compliqué, il faut souligner que la critique des conflits d’intérêts se retourne parfois aussi contre les experts ou les activistes anti-ondes. Certains d’entre eux sont en effet soutenus par - des entreprises spécialisées dans les dispositifs de protection face aux ondes électromagnétiques122,123. Ils ont même parfois des parts dans ces entreprises. Par exemple, le groupe de travail Bioinitiative qui suggérait fortement que les ondes pouvaient avoir des effets négatifs sur la santé, était dirigé par Cindy Sage124. Celle-ci n’est pourtant pas scientifique, mais est une activiste de longue date, qui gère une firme de consultants sur les dangers de l’exposition aux ondes électromagnétiques Sage Associates Environmental Consultants125. Elle publie par ailleurs beaucoup sur le sujet, parfois sans déclarer de conflit d’intérêts126. Une revue de littérature scientifique explorant une trentaine de rapports provenant de groupes d’experts rapporte que tous s’abstiennent de conclure à un effet néfaste clairement démontré des ondes non-ionisantes sur la santé127. Tous sauf un : le rapport de Bioinitiative.

Le Centre international de recherche sur le cancer, celui qui a classé les ondes émises par les téléphones portables en catégorie 2B, soit comme « cancérogènes possibles », semble être aujourd’hui le plus fiable. Non seulement plusieurs experts en font partie, incluant ceux ayant des opinions divergentes, mais en plus les conflits d’intérêts y sont strictement contrôlés, et la décision finale est prise par vote. Il n’est donc pas possible pour une seule personne d’écrire la conclusion du rapport10. Il faut noter aussi que dans le cas présent, la décision a été très consensuelle, avec une seule voix contre et une abstention128.

Les précautions à prendre contre les ondes électromagnétiques

Les études concernant la santé humaine ont souvent du mal à discriminer un faible effet par rapport à pas d’effet du tout. La bonne nouvelle, c’est donc que si les ondes non-ionisantes étaient fortement cancérigènes, on s’en serait déjà aperçu. En attendant, malgré les incertitudes, des technologies comme le Wifi ont été installées dans la plupart des écoles, hôtels, restaurants, cafés, centres commerciaux et aéroports, ainsi que dans la plupart des maisons et appartements, sans parler des spots Wifi un peu partout dans les grandes villes. À la lumière des controverses sur ce sujet, le principe de précaution reste avancé par de nombreuses agences de réglementation et organisations scientifiques129. Par exemple, l'Autorité suédoise de sûreté radiologique conclut dans son rapport que même si un lien entre ondes électromagnétiques et cancers ne peut pas encore être affirmé, ni réfuté, il convient d’appliquer le principe ALARA (As Low As Reasonably Achievable : aussi faible que raisonnablement possible)130. La subjectivité de ce principe reste bien sûr problématique.

En parallèle des institutions, plusieurs appels de scientifiques en faveur du principe de précaution ont été diffusés ces dernières années, tels que l’appel des 20 en France en 2008131, et surtout le récent appel de plus de 250 scientifiques issus de 42 pays132. Ceux-ci demandent à l’Organisation mondiale de la santé, aux Nations unies et à tous les pays de communiquer sur les risques possible liés aux expositions aux ondes électromagnétiques, et d’adopter des recommandations beaucoup plus rigoureuses pour protéger les humains et les autres espèces vivantes. On peut aussi mentionner l’appel récent pour un moratoire sur le déploiement de la 5G, signé par environ 200 scientifiques.

D’un point de vue plus individuel, certains chercheurs76, mais aussi certaines organisations officielles comme l’Anses en France 133 recommandent par exemple de :

  • privilégier l’acquisition de téléphones affichant les DAS les plus faibles (que l’on peut trouver ici; et les DAS pour tous les téléphones ici) ;
  • utiliser un kit mains libres quand c’est possible ;
  • éviter de faire téléphoner les enfants ;
  • se renseigner sur les ondes émises par les jouets et les appareils électroniques utilisés par les enfants, et bien lire les instructions ;
  • s’assurer que l’enfant n’utilise pas ces objets trop près de son cerveau ou de ses organes génitaux ;
  • éviter d’avoir ces objets électroniques allumés sous l’oreiller ou trop près de la tête de l’enfant (par exemple, le babyphone ou le téléphone portable) ;
  • éteindre ces appareils la nuit quand c’est possible.

Le cas de l’électro-sensibilité

Dès les années 2000, des cas d’électrosensibilité ont commencé à apparaître et les estimations de leur nombre dans la littérature scientifique se trouvent généralement entre 1 et 8 %, avec environ 5 % de la population en France et autour de 7 % en Suisse134. Certaines études rapportent une prévalence plus élevée de problèmes de thyroïde ou de foie chez les personnes qui se considèrent comme électrosensibles135,136. La question qui se pose est celle de savoir si cela est bien dû aux ondes et non pas à autre chose.

Dans de nombreuses études, des individus qui se considèrent comme électrosensibles ne sont finalement pas capables de reconnaître s’ils sont exposés à de vrais appareils émettant des ondes électromagnétiques ou à de faux appareils qui n’émettent pas d’ondes137–144. Les études confirment donc l’existence d’un effet nocebo dans ce domaine, c’est-à-dire que c’est la peur des ondes électromagnétiques, et le stress que cela engendre qui entraîneraient les symptômes négatifs chez ces personnes145. Ces états psychologiques, de par leurs impacts négatifs sur le système immunitaire, pourraient alors augmenter les risques de maladie146,147.

Il est donc très probable qu’une proportion non négligeable des personnes se disant électrosensibles voit ses symptômes s’aggraver par sa perception d’un danger. Toutefois, ces résultats ne permettent pas d’écarter la possibilité d’un effet réel des ondes. En effet, il est très difficile de séparer l’effet nocebo de l’effet possible des ondes. Les études ne discutent pas les quelques cas qui réussissent à passer le test144. Quelques études ont cherché à étudier des sujets qui étaient exposés aux ondes sans qu’ils s’en aperçoivent ou qu’ils puissent l’anticiper. Une étude de cas sur un patient en 2011 a trouvé des résultats significatifs. Toutefois, en plus d’avoir soulevé plusieurs débats concernant la méthode utilisée148–151, cette étude n’a pas été répliquée à ma connaissance. Une autre étude récente a fait porter à sept personnes se disant électrosensibles un exposimètre mesurant constamment leur exposition aux ondes pendant 21 jours. Les participants devaient aussi noter tous symptômes qui pouvaient survenir pendant leur journée dans un carnet. Pour deux individus, une forte exposition était bien associée à plus de symptômes, mais pour deux autres, elle était associée à moins de symptômes152. Compte tenu du faible échantillon, ces résultats ne permettent pas vraiment de conclure eux non plus.

Eu égard à l’absence de causes et de symptômes clairs, et aux incertitudes quant aux mécanismes en jeu, les médecins, la famille, les amis, les employeurs ou encore les compagnies d’assurance peuvent considérer l’électrosensibilité comme un problème psychosomatique mineur153. Or un entourage personnel et professionnel peu à l’écoute peut conduire certains patients à se sentir ridiculisés ou rejetés. Cela peut avoir un impact énorme sur leur vie sociale, émotionnelle et psychologique, mais aussi au niveau de leurs finances, de leur santé et parfois même de leur logement ou de leur emploi153.

Il convient donc d’insister ici sur le fait que quand bien même il ne s’agirait « que » d’un effet nocebo, il n’en demeure pas moins toxique et handicapant pour les personnes qui en souffrent. Un groupe de travail mis en place par l’OMS souligne que « Quelle que soit la cause, l’ électrosensibilité est réelle et parfois handicapante pour les personnes affectées »154. Les principales recommandations suggèrent en général à ces personnes de limiter l’exposition aux différentes sources électromagnétiques qui provoquent les symptômes153. Il existe toutefois une revue de littérature scientifique qui a comparé l’efficacité de boucliers anti-champs électromagnétiques, de filtres pour écran, de séances d’acuponcture, de suppléments antioxydants et de thérapies cognitivo-comportementales. En fin de compte, seule la thérapie cognitivo-comportementale s’avère efficace pour réduire les symptômes de dépression, d’anxiété et les phobies qui accompagnent souvent l’électrosensibilité155, ce qui confirme l’importance de l’aspect psychologique.

Néanmoins, plusieurs chercheurs travaillant sur le sujet soulignent quelques questions actuellement en suspens149,153 :

  • est-il possible que certains individus électrosensibles ne soient sensibles qu’à des fréquences bien particulières ?
  • comment l’intensité des symptômes peut-elle être affectée par d’autres facteurs tels que la prise de médicaments, le régime alimentaire, l’état émotionnel de la personne, etc. ?
  • quel est le délai entre l’exposition et l’apparition des symptômes ? Il est possible que la réponse à l’exposition ne survienne pas tout de suite, ce qui peut expliquer l’absence d’effets dans certaines études ;
  • si les symptômes et l’exposition aux ondes de chaque individu sont uniques, la conclusion d’un effet nocebo n’est peut-être pas applicable à tous les individus.

Note méthodologique

Note méthodologique : pourquoi une telle confusion sur ce sujet ?

De très nombreux facteurs rendent l’étude sur les effets des ondes électromagnétiques, et leur discussion dans le débat public, particulièrement compliquée71. Certains ont déjà été mentionnés, mais les voici en vrac :

- les médias commerciaux : il faut garder à l’esprit que l’intérêt principal d’un media n’est souvent pas l’éducation. Les médias sont en compétition les uns avec les autres et les nouvelles sensationnelles les aident souvent à atteindre davantage de publics. Ainsi, les mauvaises nouvelles sont souvent les seules nouvelles qui nous parviennent. Les études ne trouvant aucun effet ne sont que très peu relayées par les médias ;

- la taille d’effet : les études concernant la santé humaine sont en général très efficaces pour identifier de larges effets, comme celui du lien entre tabac et cancer. Malheureusement, elles ont plus de mal à discriminer un faible effet par rapport à pas d’effet du tout. La bonne nouvelle c’est donc que, comme dit précédemment, si les ondes non-ionisantes étaient fortement cancérigènes, on s’en serait déjà aperçu. En revanche, si ces ondes sont faiblement cancérigènes ou bien très cancérigènes, mais pour un petit groupe bien particulier de personnes, il faudra attendre plus d’études et plus de temps avant de voir un consensus émerger dans la communauté scientifique ;

- réplicabilité et consistance : pour renforcer une hypothèse de lien de cause à effet, il faut avoir une corrélation constante entre la cause probable et son effet dans les études épidémiologiques, une explication biologique claire, supportée par des études cellulaires et animales, et enfin une bonne réplication et consistance d’une étude à l’autre. Tous ces facteurs sont en général absents des études sur les liens entre ondes non-ionisantes et cancer ;

- l’absence de preuve n’est pas la preuve de l’absence : si une grosse étude ne trouve aucun effet, il se peut qu’il n’y en ait pas, mais il se peut aussi que l’effet soit trop faible pour être détecté avec la méthode utilisée. Comme on l’a dit, la situation la plus inextricable, qui est celle dans laquelle se trouvent les études liées aux ondes électromagnétiques, c’est celle d’un ensemble d’études avec de faibles effets qui sont inconsistantes les unes par rapport aux autres. Quoiqu’il en soit, la plupart des scientifiques s’accordent à dire que s’il existe un effet, il est probablement beaucoup plus faible que d’autres risques sanitaires auxquels nous sommes confrontés au quotidien (particules fines, tabagisme passif, alimentation trop riche, etc.) ;

- le probabilisme : la science est probabiliste, c’est-à-dire qu’elle ne peut pas donner de réponses certaines, mais elle peut dire ce qui semble être le plus probable dans l’état actuel des connaissances. Il reste toujours une certaine incertitude ;

- le biais de publication : la littérature scientifique souffre aussi du biais de publication, à savoir que les chercheurs vont plus facilement publier des études qui ont trouvé un effet, et moins facilement publier des études qui n’en ont pas trouvé ;

- la loi des probabilités : il faut noter qu’avec un nombre si important d’études sur le sujet, il est statistiquement assez probable que certaines puissent trouver un effet, ou ne pas en trouver par pur hasard ;

- les biais d’échantillonnage et d’information : il peut y en avoir de toutes sortes. Par exemple, dans une étude, les personnes en bonne santé n’utilisant pas de téléphone refusent plus souvent que les autres de participer aux études sur le sujet14. Dans une autre étude, il s’est trouvé que de nombreux participants avaient été classés par erreur dans le groupe « sans téléphone » alors qu’ils avaient un téléphone d’entreprise156. Enfin, les chercheurs avaient utilisé les années d’abonnement pour évaluer le niveau d’exposition aux ondes. Ainsi une personne n’utilisant son téléphone que cinq minutes par jour pouvait être classée avec une personne l’utilisant cinq heures par jour, biaisant donc les résultats. On peut aussi mentionner le type de téléphone qui n’est généralement pas pris en compte. Or les ondes émises sont différentes en fonction du modèle (que l’on peut trouver ici : http://www.sarvalues.com/eu-complete.html). Enfin, la diversité des sources, et des ondes électromagnétiques auxquelles chaque individu peut être exposé, reste très difficile à contrôler ;

- le biais de rappel : certaines études demandent aux participants de se souvenir du niveau d’utilisation de leur téléphone dans le passé pour évaluer leur niveau d’exposition, ce qui n’est souvent pas une mesure fiable (pourriez-vous rapporter fidèlement combien d’heures par jour en moyenne vous passiez sur votre téléphone dans une journée type il y a cinq ans ?) ;

- la rareté de la maladie : pour une maladie aussi rare que le cancer du cerveau (environ une personne sur 10 000), il faut un très grand nombre de participants pour pouvoir réaliser des analyses statistiques fiables. Si le nombre de participants est trop faible, l’étude pourra très difficilement détecter des facteurs augmentant les risques. Or ces études sont chères et longues à mener, et les technologies et leur utilisation étant extrêmement changeantes d’une année sur l’autre n’arrangent rien ;

- le délai entre l’exposition à un produit cancérigène et le diagnostic de cancer : celui-ci peut être de plus de 20 ans. Ce délai peut donc être trop long pour être détecté par les études actuelles. On a besoin de plus de recul ;

- les conflits d’intérêts : la présence de conflits d’intérêts et les enjeux financiers aussi énormes que ceux liés aux ondes électromagnétiques affectent la confiance du public, ainsi que celle des chercheurs entre eux. Cela rend le dialogue et la recherche d’autant plus difficiles. ‘

Tous ces facteurs et bien d’autres restent très difficiles à anticiper ou à contrôler. La fameuse petite histoire de l’étude Interphone peut servir à illustrer ces propos.

Une grosse étude nommée « L’étude Interphone », censée évaluer l’impact des téléphones portables sur le cerveau a suivi plus de 5000 personnes dans 13 pays entre 2000 et 2006. Les résultats de cette étude devaient être publiés en 2005, mais les chercheurs impliqués étaient très divisés sur les conclusions à en tirer, et il a fallu attendre plus de quatre ans avant d’avoir la publication finale. Certains étaient d’avis qu’il y avait bien un risque possible de cancer lié à l’utilisation du portable, d’autres pensaient que ces résultats n’étaient que des artefacts liés à plusieurs biais méthodologiques, et d’autres qu’aucune conclusion ne pouvait être tirée de l’étude157–159. Ces biais concernaient par exemple :

- la fiabilité des rapports des patients : certains pouvaient dire avoir davantage utilisé leur téléphone du côté de la tête avec la tumeur, même si c’était faux, pour rationaliser comment et pourquoi elle était apparue ;

- le fait de n’avoir pas distingué les tumeurs selon leur localisation, ce qui aurait permis d’analyser plus précisément les zones exposées aux téléphones ;

- le délai entre l’exposition à un produit cancérigène et le diagnostic de cancer qui pouvait être trop long pour être détecté ;

- le fait que la plupart des utilisateurs n’utilisaient leur téléphone que 30 minutes par jour, donc beaucoup moins que ce qui se fait aujourd’hui ;

- le fait que les utilisateurs réguliers étaient définis comme ceux utilisant leur téléphone au moins une fois par semaine, ce qui est assez peu ;

- le fait de n’avoir suivi que des adultes de plus de 25 ans, qui n’avaient donc pas été exposés dans leur jeune enfance ;

- le fait de n’avoir pas pris en compte le lieu d’habitation. Les radiations émises par les téléphones en zone rurale sont plus fortes qu’en zone urbaine, car la couverture mobile est différente. Il aurait donc fallu analyser ces deux types de population séparément.

Tous ces biais ont pu amener l’étude à sous-estimer les risques liés à l’usage du téléphone.

Références

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Date de dernière mise à jour : 19/04/2021